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La vie quotidienne dans les camps d’internement de la Première Guerre mondiale

Aperçu des documents

Ces documents historiques invitent les élèves à évaluer les conditions de vie quotidienne des prisonniers des camps d’internement canadiens lors de la Première Guerre mondiale après avoir examiné diverses sources primaires et secondaires, dont des documents du gouvernement, des photos, des lettres personnelles, des articles de journaux, des livres et des récits historiques fictifs.

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Les sources primaires

1. Rapport sur les opérations d’internement |

2. Camp Otter, parc national Yoho, 1916 |


3. Rapport sur les activités dans les camps d’internement |

4. Détenus construisant une route |

5. Prisonnier sur une civière |



6. À l’intérieur du camp de Kapuskasing |

7. Rapport de plaintes |

8. Rapport du capitaine O. L. Spencer |

9. Groupe de prisonnier au travail à Rundle Mountain |

10. Lettre censurée d’un détenu |


Les sources secondaires

1. Journal d’une jeune Ukrainienne |

2. Conditions de vie dans les camps d’internement |

3. Inspection du camp de Spirit Lake |

Visionneuse d’images

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Tâches pour les élèves

Question : Quelles étaient les conditions de vie quotidienne des prisonniers dans les camps d’internement du Canada durant la Première Guerre mondiale?

Au moment de l’évaluation des conditions de vie des prisonniers, vous pouvez examiner les aspects suivants :

  • les conditions de détention (les dortoirs ou chambres, les cuisines et cantines);
  • la qualité de vie (l’accès à l’eau et  aux soins médicaux, la sécurité);
  • la façon dont ils étaient traités par les gardes et autres responsables;
  • les conditions de travail;
  • les temps libres.

Notes aux enseignant(e)s

Les notes suivantes ont pour but :

  • d’aider le personnel enseignant à guider l’interprétation que font les élèves des sources comprises dans les Documents historiques;
  • de fournir de l’information sur le contexte historique dans lequel s’inscrit le sujet.

Utilisation des Documents historiques

Veuillez consulter notre guide en ligne sur les diverses façons d’utiliser les Documents historiques.

Le contexte historique de l’internement des Ukrainiens à l’intention du personnel enseignant

  • En tout, 8 579 « étrangers de nationalité ennemie » (dont 81 femmes et 156 enfants) furent emprisonnés dans les 24 camps d’internement situés aux quatre coins du Canada. Seulement 3 138 des 8 579 personnes internées étaient de véritables prisonniers de guerre (PG) (des individus capturés qui faisaient partie de l’armée ou des réservistes ayant été appelés à servir dans les forces armées autrichiennes ou allemandes), et seuls 817 de ces PG étaient des militaires en service actif qui furent arrêtés dans des ports antillais au début de la guerre puis transférés au Canada.
  • Les camps d’internement logeaient 7 762 résidents canadiens, 5 954 non-Allemands originaires de l’Empire austro-hongrois, 1 192 Allemands, 205 Turcs et 99 Bulgares.
  • Les détenus originaires de l’Empire austro-hongrois étaient officiellement considérés comme des Autrichiens, malgré le fait que la grande majorité d’entre eux était issue de différentes minorités ethniques, comme les Hongrois, les Tchèques, les Slovaques, les Croates, les Polonais, les Slovènes et les Ukrainiens.
  • Malgré l’absence d’un recensement officiel selon l’origine ethnique, la plupart des noms de famille des personnes internées dans les camps étaient ukrainiens, ce qui correspond à la composition ethnique des immigrants austro-hongrois présents au Canada à cette époque. Aucun Ukrainien originaire de Russie ne fut emprisonné, car ce pays était un allié de la Grande-Bretagne.

L’organisation des camps

  • Dès que les prisonniers arrivaient au camp d’internement, le gouvernement canadien leur confisquait leurs biens et leurs avoirs financiers. Les prisonniers étaient divisés en deux groupes selon leur nationalité, leur occupation et leur service militaire antérieur.
  • De façon générale, les prisonniers de descendance allemande recevaient un traitement de première classe, tandis que les Ukrainiens et les membres des autres groupes ethniques issus de l’Empire austro-hongrois étaient dits « de seconde classe ».
  • Les prisonniers de première classe jouissaient d’un meilleur logement, habituellement à proximité d’un centre urbain, et recevaient des rations plus importantes. Les prisonniers de seconde classe étaient condamnés aux travaux forcés pour le compte du gouvernement canadien, souvent loin des grandes villes.
  • La Convention de la Haye a fixé certaines règles applicables au travail des PG. Ceux-ci étaient tenus de travailler pour assurer leur propre confort, leur hygiène et leur santé; cependant, le travail effectué au profit du gouvernement, de personnes ou de sociétés devait être volontaire et rémunéré.
  • Les prisonniers recevaient le même salaire qu’un soldat canadien effectuant des tâches non reliées au combat (25 cents par jour). Les prisonniers furent affectés principalement à la construction de routes, au défrichement (dont celui de fermes expérimentales dans le nord de l’Ontario et du Québec), à la coupe de bois, à la construction de lignes de chemin de fer et à l’aménagement des parcs nationaux canadiens, dont le Parc national de Banff en Alberta.
  • Plusieurs camps d’internement fermèrent entre 1916 et 1918 à cause de la sévère pénurie de main-d’œuvre touchant tout le Canada pendant les deux dernières années de la guerre. De nombreux prisonniers furent libérés sous condition pour travailler à temps plein au sein de sociétés privées ou furent transférés dans de plus vastes camps. Ceux qui étaient libérés sous condition et autorisés à quitter les camps allèrent travailler soit pour des sociétés privées, soit pour le gouvernement municipal, provincial ou fédéral, soit pour les compagnies de chemin de fer.
  • De nombreux prisonniers ukrainiens libérés sur parole furent contraints de déménager à divers endroits au Canada sans leur famille et plusieurs se trouvèrent un emploi dans des secteurs pour lesquels ils n’avaient aucune expérience antérieure.
  • Malgré le fait que la plupart des camps fermèrent leurs portes entre 1916 et 1918, certains camps (à Vernon, en Colombie-Britannique; à Kapuskasing, en Ontario; à Amherst, en Nouvelle-Écosse) demeurèrent ouverts jusqu’en 1919 ou 1920, soit près d’une année et demie après la fin de la guerre.

Les premières opérations nationales d'internement menées au Canada, de 1914 à 1920

Source : Luciuk, Lubomyr. A time for atonement,  Kingston, Limestone Press, 1988.